Préparation affective à la naissance : le témoignage touchant de Rita et Benjamin

La préparation à l’arrivée d’un enfant est souvent une course effrénée : la chambre à peindre, les meubles à monter, les vêtements à acheter. Dans ce tourbillon matériel, il est facile de passer à côté de l’essentiel : la préparation du cœur. Comment créer un lien avec ce petit être qui grandit, avant même de le tenir dans ses bras ? Comment transformer l’attente en une véritable rencontre à trois ?

Rita et Benjamin, un couple que j’ai eu le bonheur d’accompagner, ont choisi de s’offrir ce temps précieux grâce à la Préparation affective à la naissance, aussi connue sous le nom d’haptonomie. Leur histoire, qu’ils partagent ici avec générosité, est une magnifique illustration de la puissance de ce lien tissé in-utero.

La découverte : au-delà du pratico-pratique

Pour Rita, tout a commencé par une vidéo. En découvrant l’haptonomie, elle a été immédiatement séduite par « la philosophie derrière et les bienfaits que ça peut amener, notamment dans la création d’un lien affectif avec le bébé très tôt lors de la grossesse ». L’idée d’une « expérience à trois : papa, maman et bébé » a été le véritable déclic.

Benjamin, son conjoint, abonde dans ce sens. Il explique avec une grande lucidité comment, en tant que futur père, on peut se perdre dans les aspects logistiques. « La vie va tellement vite […] tu penses juste à préparer la chambre, à acheter les choses… », confie-t-il. « En tant que papa, souvent t’oublies le sentimental, t’oublies la connexion, t’oublies la proximité que tu veux créer. » Pour lui, cette démarche a permis de se rappeler que l’essentiel était ailleurs : dans le lien affectif à construire.

La grossesse : un rendez-vous à trois

Les séances de préparation affective à la naissance sont rapidement devenues pour eux bien plus que de simples rendez-vous. Rita les décrit comme des moments « précieux et uniques », des rituels qui venaient compléter les caresses et les berceuses qu’elle offrait déjà à son bébé. C’était un espace-temps dédié pour « instaurer cette communication affective » à trois.

Le moment le plus marquant ? L’un des premiers rendez-vous, où ils ont senti leur bébé répondre à leurs appels. « On avait posé les mains, puis on a senti le bébé répondre […] C’était des moments inoubliables, ces moments de complicité », se souvient Rita, émue. Pour Benjamin, ce fut une révélation. Lui qui est « très sensible et très impliqué » a pu vivre une connexion tangible. A préparation affective à la naissance a transformé une grossesse vécue par fécondation in vitro, un parcours très médicalisé, en une expérience profondément humaine.

Cette connexion précoce a changé leur perception du temps. « Quand je le regarde, je m’imagine pas juste que ça fait sept mois qu’on est avec lui », partage Benjamin. « Pour moi, ça fait comme si ça fait plus d’un an […] la connexion, elle a commencé là, il y a plus d’un an. »

L’accouchement : une force inattendue

Au-delà du lien affectif, Rita a découvert un autre bienfait insoupçonné de la préparation affective à la naissance : un outil puissant pour la gestion de la douleur. L’exercice du « prolongement », pratiqué avec Benjamin, est devenu la « flèche à son arc ».

Elle raconte : « On l’a tellement utilisé à la fin, là, pour préparer l’accouchement, préparer la gestion de la douleur. Très utile, vraiment très, très, très utile. » Contrairement à d’autres méthodes qui l’avaient laissée sceptique, cet outil s’est avéré d’une efficacité redoutable. Pendant le travail, à chaque contraction, Benjamin était là, lui tenant la main, pratiquant avec elle cet exercice qui la soulageait. Cela lui a donné une immense « force pour affronter cette phase ».

L’après : une connexion profondément engrammée

Après la naissance de leur fils, Noah, la magie a continué d’opérer. La connexion tissée pendant neuf mois s’est poursuivie de manière « naturelle et fluide ». Malgré la fatigue et les nuits blanches inhérentes au post-partum, Rita sentait que son « moral était toujours au beau fixe ».

Elle est convaincue que ce lien précoce l’a protégée. « C’est vraiment, je pense, la dimension connexion émotionnelle avec le bébé qui s’est engrammée, installée profondément », analyse-t-elle. Elle va même plus loin, suggérant que cette préparation est un moyen de « prévenir des dérapages » liés à l’épuisement maternel, car le lien est déjà si fort qu’il agit comme un rempart.

Le couple a également observé une grande sérénité chez leur bébé. « Je me demande même si le bébé aussi développe une certaine confiance, un certain lien d’attachement qui fait qu’il est plus calme, il est plus serein », s’interroge Rita. Une observation partagée par de nombreux parents ayant vécu cette préparation : le sentiment que leur enfant est arrivé au monde en se sentant déjà connu, attendu et profondément accueilli.

Bâtir sa famille avant la naissance

L’expérience de Rita et Benjamin nous rappelle que la parentalité commence bien avant le premier cri. C’est un cheminement intérieur, une rencontre affective qui peut être initiée et nourrie dès la grossesse. La préparation affective à la naissance offre aux parents, et particulièrement aux partenaires, une place de choix pour entrer en relation avec leur enfant et commencer à bâtir les fondations solides et aimantes de leur famille.

Si leur témoignage résonne en vous, n’hésitez pas à explorer cette voie pour votre propre aventure parentale. C’est un cadeau inestimable à vous offrir, et à offrir à votre enfant.

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